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« Saisonnalité » du mal ou dynamique des populations de rongeurs ?

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Les hommes de ce temps s’en rapportaient à l’observation de ceux qui avaient vu des pestes dans le Levant. Les pestes, disait-on, s’étendaient entre deux équinoxes, notion astronomique. La peste de Marseille ayant débuté à la Saint-Jean devait donc s’achever à la Noël puisque les pestes du Levant commençaient au solstice d’hiver pour s’éteindre au solstice d’été. Toutefois, force était de reconnaître que, si la situation s’était très grandement améliorée à Marseille intra-muros, la peste sévissait toujours dans le terroir.

Célébration de Noël au tambour des églises et procession aux charniers pour la Saint-Sylvestre !

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Il ne fut pas possible de célébrer la naissance du Christ à l’intérieur des églises selon la coutume. Mgr de Belsunce fut donc obligé de limiter les festivités à trois messes par église. Et encore devaient-elles être dites et chantées au tambour, c’est-à-dire dans une sorte de SAS en bois situé à l’entrée de l’église. Malgré les précautions prises par les prêtres, le commandant Langeron, qui redoutait les conséquences préjudiciables de ces rassemblements sur la santé, en fut très contrarié.

Premières désinfections en ville intra-muros

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La désinfection était une opération qui faisait, elle aussi, l’objet d’une surveillance étroite de la part des autorités urbaines. Les maisons infectées ou soupçonnées de l’être avaient été marquées d’une croix rouge. La désinfection était exécutée sous la surveillance des commissaires des quartiers et des îlots. Ceux-ci accomplissaient toujours deux rondes quotidiennes dans leur secteur et agissaient selon un protocole sanitaire très strict. Dans le secteur de la Charité, des religieux devaient également veiller à la désinfection des lieux de culte.

Les prisons du Palais de justice débordaient !

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Les pillages nocturnes étaient devenus tristement habituels depuis le « plus fort de la peste » et avaient en partie motivé la décision du roi de dépêcher six régiments d’infanterie à Marseille pour exécuter les ordres du commandant de la ville (Publication # 26). Les corbeaux et les garde-malades, qui de par leurs fonctions accédaient en tous lieux, comptaient quelquefois parmi les malfaiteurs.

Grâce aux secours extérieurs reçus, Marseille échappa toujours à la famine qui menaçait

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La ville intra-muros et son vaste terroir fermés à toute communication nécessitaient un ravitaillement important que compliquaient les effets de la banquerou-te de Law (publication # 15). La Communauté organisait donc des distributions de pains contre la famine qui menaçait toujours ; elle s’affairait auprès des parlementaires pour obtenir des secours en denrées et, en monnaie, laquelle permettait de payer des fournisseurs (publication # 35).

Recrudescence de la peste en ville intra-muros : Langeron exige des billettes de santé

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Le rassemblement de la procession de la Toussaint ne raviva pas l’épidémie au contraire du mouvement des habitants du terroir qui rentraient en ville sous un prétexte ou un autre. Les vendangeurs qui n’avaient pas succombé à la peste, par exemple, en étaient souvent infestés, dit le Père Giraud. L’on exigea donc de tous les paysans qui ravitaillaient la ville intra-muros la présentation, à la porte de la ville, d’une « billette » attestant de leur bonne santé, établie par un commissaire nommé par l’autorité publique.

Le rassemblement mal venu de la procession de la Toussaint

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L’on peut aisément imaginer que la Toussaint, fête de tous les saints (mais non des morts), ait revêtue une importance particulière à Marseille en ce mois de novembre 1720. L’évêque de Marseille, Mgr de Belsunce, imitant saint Charles en pareil jour lorsque Milan était affligée par la peste, régla une cérémonie au cours de laquelle il fit humblement pénitence au nom du peuple et il célébra la messe publiquement sur le Cours en implorant la miséricorde divine.